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GSMA fixe trois priorités : 5G, inclusion et préparation 6G

La GSMA appelle à mieux valoriser la 5G, réduire les 3,4 milliards de non-usagers de l’Internet mobile et préserver des standards communs pour la 6G.

La GSMA, organisation mondiale de l’écosystème mobile, veut concentrer les prochaines années sur trois fronts : mieux valoriser la 5G, réduire l’écart entre couverture et usage de l’Internet mobile, et préserver des standards communs pour préparer la 6G.

Réuni à New Delhi la semaine dernière, le conseil d’administration de l’organisation a estimé que les opérateurs pourraient investir 1 200 milliards de dollars en dépenses d’équipement entre 2025 et 2030 pour étendre et moderniser leurs réseaux. La GSMA cite l’Inde comme exemple d’un déploiement 5G soutenu par une politique publique et des investissements continus.

La couverture ne suffit pas

Le chiffre mis en avant par l’organisation est celui de l’écart d’usage : 97 % de la population mondiale vit dans une zone couverte par un réseau mobile à haut débit, mais 3,4 milliards de personnes n’utilisent toujours pas l’Internet mobile. Pour les opérateurs et les pouvoirs publics, l’enjeu ne se limite donc plus à la disponibilité du signal. Il porte aussi sur le prix des terminaux et des forfaits, les compétences numériques et la pertinence des services proposés.

Le spectre au cœur de la trajectoire 6G

La GSMA défend parallèlement le maintien de standards mondiaux et d’une coordination internationale autour de la 6G. L’organisation estime que l’harmonisation du spectre conditionnera la capacité à déployer des équipements à grande échelle et à contenir les coûts.

Elle relève que des pays représentant plus de 80 % de la population mondiale autorisent désormais l’usage mobile de la bande supérieure des 6 GHz, identifiée lors de la Conférence mondiale des radiocommunications de 2023. Cette bande pourrait accueillir des canaux de 200 à 400 MHz nécessaires à l’évolution des réseaux mobiles, selon la GSMA.

Pour les opérateurs, le débat combine ainsi trois contraintes : rentabiliser les réseaux 5G existants, étendre l’accès effectif à l’Internet mobile et préparer les choix de fréquences qui structureront la prochaine génération.

Sources

T
Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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