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Maroc : le nouveau ministère de l’IA élargit le chantier numérique

Le portefeuille confié à Ahmed Rahhou réunit IA, transformation numérique et Réforme de l’Administration, sans encore préciser ses compétences opérationnelles.

Le Maroc place désormais l’intelligence artificielle au cœur de son architecture gouvernementale. Nommé le 16 octobre dernier, Ahmed Rahhou prend la tête d’un ministère qui réunit l’IA, la transformation numérique et la Réforme de l’Administration.

L’annonce publiée par le portail officiel Maroc.ma fixe le périmètre politique du portefeuille, mais ne détaille pas encore la répartition des compétences avec les organismes de régulation, ni les moyens qui lui seront associés. Aïcha Guellaa est nommée ministre déléguée chargée de la Réforme de l’Administration auprès de ce ministère.

Un portefeuille transversal

Le regroupement de ces responsabilités place les services publics, les données et les infrastructures numériques dans une même chaîne de décision. Il donne aussi au futur ministère un rôle potentiel dans la mise en œuvre des chantiers liés à l’IA, sans que l’annonce de nomination ne préjuge de pouvoirs réglementaires nouveaux.

Pour les opérateurs télécoms et les fournisseurs de services numériques, l’enjeu sera notamment de connaître le périmètre d’intervention du ministère vis-à-vis de l’ANRT, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications, ainsi que des autorités chargées de la protection des données et de la cybersécurité. Ces rattachements et compétences devront être précisés par les textes et décisions administratives à venir.

La question de l’exécution

Le nouveau portefeuille devra également assurer la continuité des programmes déjà engagés dans le cadre de Maroc Digital 2030 et de la feuille de route Maroc IA 2030. Les annonces officielles consacrées à ces deux chantiers ont mis l’accent sur le développement de capacités nationales, les usages publics et l’adaptation des outils aux réalités linguistiques du Royaume.

La nomination crée donc un point de coordination politique. Elle ne constitue pas, à elle seule, une nouvelle feuille de route. Les prochaines décisions sur l’organisation du ministère, ses priorités, ses budgets et ses relations avec les régulateurs permettront de mesurer la portée opérationnelle de ce changement.

Sources

T
Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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