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SpaceX rachète du spectre 800 MHz pour étendre Starlink Mobile

SpaceX veut compléter le réseau satellitaire Starlink Mobile par une couche terrestre en 800 MHz. L’accord avec Grain reste soumis à la FCC.

SpaceX, l’entreprise américaine qui exploite la constellation Starlink, veut se rapprocher du modèle d’un opérateur mobile classique aux États-Unis. Le groupe a annoncé le 8 octobre un accord pour racheter à Grain Management un portefeuille national de licences dans la bande des 800 MHz.

Le portefeuille représente jusqu’à 14 MHz de spectre apparié. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué et son transfert reste soumis à l’autorisation de la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des communications.

Une couche basse fréquence pour compléter le satellite

Starlink Mobile s’appuie déjà sur du spectre autour de 2 GHz pour la capacité de transmission entre ses satellites et les téléphones compatibles. SpaceX présente la bande des 800 MHz comme une couche de couverture complémentaire : les fréquences basses se propagent davantage et pénètrent mieux certains obstacles, notamment les bâtiments.

L’entreprise affirme que la combinaison de son réseau satellitaire avec ce spectre terrestre doit permettre à Starlink Mobile de fonctionner à l’intérieur comme à l’extérieur, y compris dans des zones mal desservies par les réseaux cellulaires. Cette promesse décrit une architecture visée, et non un service commercial déjà disponible dans cette configuration.

Un transfert encore encadré par le régulateur

Grain Management, société d’investissement spécialisée dans les infrastructures numériques, avait acquis ces licences auprès de T-Mobile. La FCC avait ensuite autorisé leur utilisation flexible pour des services terrestres ou de connectivité directe entre satellites et appareils. Le nouvel accord doit encore franchir l’étape réglementaire.

Le mouvement intervient alors que les opérateurs américains cherchent eux aussi à étendre leur couverture par satellite. Pour les acteurs du marché, l’enjeu n’est plus seulement de compléter un réseau mobile dans les zones blanches, mais de déterminer qui contrôlera le spectre, l’infrastructure et la relation client lorsque les réseaux terrestres et spatiaux convergeront.

Sources

T
Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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