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UNDP et GSMA veulent accélérer les projets africains d’IA

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la GSMA, l’association mondiale de l’industrie mobile, ont annoncé le 2 octobre dernier un partenariat destiné à...

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la GSMA, l’association mondiale de l’industrie mobile, ont annoncé le 2 octobre dernier un partenariat destiné à renforcer l’écosystème africain de l’intelligence artificielle.

L’accord vise notamment à améliorer l’accès aux infrastructures de calcul pour des projets pilotes considérés comme prioritaires, puis à rapprocher les équipes africaines des cas d’usage réels. Les deux organisations citent parmi leurs axes de travail les solutions d’IA en langues africaines et les applications répondant aux besoins locaux.

Le calcul comme point de passage

À travers l’initiative timbuktoo, le PNUD entend mettre en relation des innovateurs africains avec des programmes d’accompagnement et des plateformes d’innovation. La GSMA doit apporter ses réseaux dans l’industrie mobile afin de faciliter le déploiement de solutions développées localement.

Le partenariat prévoit aussi d’identifier des modèles de pérennisation et de passage à l’échelle. Le communiqué ne précise pas, à ce stade, le volume de calcul mobilisé, les pays pilotes concernés ni le calendrier de mise en œuvre. Ces paramètres seront déterminants pour mesurer la portée opérationnelle de l’annonce.

Un enjeu pour les opérateurs et les pouvoirs publics

Pour les opérateurs télécoms, l’intérêt ne se limite pas à fournir de la connectivité. L’accès aux capacités de calcul, aux données et aux canaux de distribution conditionne aussi la transformation d’un prototype en service utilisable. Les politiques publiques devront, de leur côté, traiter les coûts d’infrastructure, la disponibilité de l’énergie, la gouvernance des données et la prise en charge des langues locales.

Le partenariat place ainsi l’IA africaine sur un terrain plus concret : celui des ressources nécessaires pour entraîner, tester et exploiter des modèles dans des environnements locaux. La prochaine étape sera de voir quels projets seront effectivement sélectionnés et quelles infrastructures leur seront ouvertes.

Sources

T
Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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