Actualité
Infrastructure Actualité

Vertiv et Cybastion ciblent six marchés africains pour le numérique

Vertiv et Cybastion ont signé à Marrakech un protocole pour explorer des projets d’infrastructure numérique au Maroc et dans cinq autres marchés africains.

Vertiv, fournisseur américain d’infrastructures pour les data centers et les réseaux critiques, et Cybastion, entreprise technologique américaine active dans la transformation numérique en Afrique, ont signé un protocole d’accord pour explorer des projets d’infrastructure numérique sur le continent.

L’accord a été annoncé le 5 octobre dernier à Marrakech. Il vise en priorité six marchés : le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Tchad et le Gabon. Les deux entreprises indiquent disposer d’activités ou de relations déjà établies dans ces pays.

Un cadre de coopération, pas encore un projet chiffré

Le protocole porte sur des infrastructures numériques critiques, le cloud computing, l’intelligence artificielle et les équipements nécessaires à leur exploitation. Vertiv apporte son portefeuille de solutions de gestion de l’alimentation électrique, du refroidissement et des environnements techniques de data centers. Cybastion doit contribuer à l’identification et à la structuration de projets adaptés aux marchés africains visés.

À ce stade, l’annonce établit un cadre de coopération. Elle ne précise ni le montant des investissements, ni le calendrier de construction d’un site, ni la capacité d’un éventuel data center. La concrétisation dépendra donc de projets distincts, de leur financement et des autorisations applicables dans chaque pays.

Le Maroc comme point de départ

Le choix de Marrakech pour l’annonce place le Maroc au centre de cette première étape. Le pays cherche à attirer des infrastructures cloud et d’intelligence artificielle tout en renforçant ses capacités d’hébergement et de connectivité. Pour les opérateurs et les entreprises, l’enjeu ne se limite pas à la disponibilité de serveurs : il concerne aussi l’alimentation électrique, le refroidissement, la résilience des réseaux et l’accès à des liaisons internationales.

Le protocole devra encore être suivi d’éléments opérationnels pour mesurer sa portée : projets identifiés, partenaires locaux, calendrier, modèle de financement et engagements de capacité. Ces paramètres détermineront si l’initiative reste une coopération commerciale ou débouche sur de nouvelles infrastructures régionales.

Sources

T
Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

Articles associés