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Ahmed Rahhou, l’ingénieur nommé ministre de l’IA

Nommé le 16 octobre, l’ancien président du Conseil de la concurrence prend la tête d’un portefeuille réunissant IA, transformation numérique et réforme administrative.

Ahmed Rahhou prend la tête du ministère marocain de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’Administration. Sa nomination a été annoncée le 16 octobre dernier par le portail officiel Maroc.ma, au terme de la cérémonie de nomination du nouveau gouvernement présidée par le roi Mohammed VI.

Le nouveau portefeuille donne à l’intelligence artificielle une place explicite dans l’architecture gouvernementale. Il réunit également la transformation numérique et la réforme administrative, trois chantiers qui devront être articulés autour des services publics, des données, des infrastructures et du cadre réglementaire.

Un parcours d’ingénieur et de dirigeant

Diplômé de l’École polytechnique de Paris en 1980 et de l’École nationale supérieure des télécommunications en 1982, Ahmed Rahhou a commencé sa carrière à Royal Air Maroc avant de rejoindre le secteur bancaire. Il a ensuite dirigé Lesieur Cristal puis CIH Bank, où la transformation numérique a constitué un axe important de son mandat, selon les biographies publiées par la presse marocaine.

Il a également été ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne à partir de 2019. En mars 2021, il a été nommé président du Conseil de la concurrence, fonction qu’il quitte avec son entrée au gouvernement.

Un ministère attendu sur l’exécution

La nomination ne fixe pas à elle seule le contenu de la future politique publique. Le ministère devra préciser ses priorités, ses moyens et le calendrier des chantiers engagés avant ce changement de gouvernement. Parmi les dossiers qui pourraient structurer son action figurent la gouvernance de l’IA, la protection des données, la cybersécurité, la commande publique numérique et le développement de capacités nationales.

Le précédent ministère de la Transition numérique avait notamment travaillé sur la stratégie Maroc Digital 2030 et sur des projets d’intelligence artificielle adaptés aux usages linguistiques du Royaume. La prochaine étape sera de transformer ces orientations en services, en compétences et en règles applicables.

Sources

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Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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