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Maroc : la CGEM veut simplifier les démarches des entreprises

Réunis à Casablanca, la CGEM et le ministère du Numérique ont examiné la simplification des procédures, l’accès aux données publiques et le soutien aux startups.

La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), organisation patronale représentant le secteur privé, et le ministère de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’Administration veulent ouvrir plusieurs chantiers communs pour alléger les démarches des entreprises.

Réunis le 3 novembre dernier à Casablanca, le président de la CGEM Mehdi Tazi et le ministre Ahmed Rahhou ont placé la simplification administrative au centre de leurs échanges. La CGEM considère la complexité des procédures comme un frein à l’investissement et au développement des entreprises. Sa position ne se limite pas à la dématérialisation : les démarches doivent aussi être revues pour devenir plus simples, plus rapides et plus lisibles.

Des autorisations remplacées par des cahiers des charges

Parmi les pistes examinées figure le remplacement, pour certaines activités, des autorisations préalables par des cahiers des charges définissant clairement les conditions à respecter. Le communiqué de la CGEM ne précise ni les secteurs concernés ni le calendrier d’une éventuelle mise en œuvre.

Les discussions ont également porté sur l’ouverture et la valorisation des données, notamment publiques. Leur accès pourrait permettre à des entreprises et à des startups de concevoir de nouveaux services numériques. La rencontre a aussi abordé la place que le Maroc veut occuper dans la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle et l’adaptation des formations aux besoins des entreprises.

Une définition commune de la startup

La CGEM et le ministère ont enfin convergé sur la nécessité d’une définition commune et opérationnelle de la startup. Elle servirait de référence pour l’accès aux marchés publics et aux mécanismes publics de soutien et d’accompagnement.

Les deux parties ont annoncé l’engagement, à court terme, de chantiers communs autour de ces priorités. Le communiqué ne détaille pas encore les livrables, les responsables ni les échéances. L’enjeu, pour les entreprises numériques comme pour les administrations, sera donc de convertir ces orientations en procédures opposables, données accessibles et dispositifs effectivement ouverts aux jeunes pousses.

Sources

T
Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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