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Tunisie : les fréquences 6G étudiées pour janvier 2027

L’Agence Nationale des Fréquences prépare la réorganisation du spectre tunisien pour les besoins de la 6G, avec une échéance fixée à janvier 2027.

La Tunisie a achevé des études techniques sur la réorganisation et la réattribution de ses fréquences en prévision des besoins liés aux réseaux mobiles de sixième génération (6G). L’échéance annoncée par l’Agence Nationale des Fréquences (ANF) est fixée à janvier 2027.

L’information a été présentée par Rahma Gharsallaoui, ingénieure générale et cheffe de la division de planification et de coordination des fréquences de l’ANF, lors de la deuxième journée du 6G MENA Summit 2026, tenue le 20 octobre à Abou Dhabi. L’agence tunisienne a publié son compte rendu le 21 octobre dernier.

Le spectre ne suffit pas à étendre la couverture

Dans son intervention, l’ANF a relié la préparation du spectre à un enjeu plus immédiat : l’accès aux services de télécommunications. L’agence estime que la disponibilité des fréquences doit être accompagnée d’une baisse du coût d’utilisation du spectre, d’une extension de la couverture et d’un partage accru des sites radio entre opérateurs.

Selon les chiffres présentés par l’ANF, le taux de partage des sites est passé de 15 % en 2019 à près de 50 % en 2025. L’autorité indique également qu’une réduction de 50 % des redevances applicables aux stations radioélectriques installées sur des sites partagés a été mise en place pour encourager cette pratique.

Une préparation encore en amont du déploiement

La démarche tunisienne porte sur la planification et la redistribution des ressources radioélectriques. Elle ne constitue pas une annonce de lancement commercial de la 6G. Les travaux doivent d’abord préciser les besoins de fréquences des prochaines générations de réseaux et les conditions de coexistence avec les services existants.

L’ANF a aussi évoqué la révision des redevances applicables aux services spatiaux. L’agence considère les communications par satellite comme un moyen complémentaire pour étendre la couverture des zones moins connectées, en parallèle des infrastructures terrestres.

Pour les opérateurs et les équipementiers, l’enjeu se situe donc à deux niveaux : sécuriser les ressources spectrales susceptibles d’être mobilisées après 2027 et réduire le coût total des déploiements. Le partage des sites peut limiter les investissements redondants, mais il dépend des conditions économiques, techniques et réglementaires qui seront retenues.

Sources

T
Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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