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MENA : la GSMA appelle à planifier le spectre 5G

La GSMA recommande aux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord de planifier les fréquences 5G pour sécuriser les investissements et préparer le 6 GHz.

La GSMA, organisation mondiale de l’écosystème mobile, appelle les gouvernements du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à publier des feuilles de route de spectre pour accompagner l’extension de la 5G. L’objectif est de donner aux opérateurs une visibilité suffisante sur les fréquences qui seront libérées, leurs conditions d’attribution et leur calendrier.

Le 3,5 GHz reste la bande de lancement

Dans son Mobile Spectrum Report, publié en octobre dernier, la GSMA rappelle que la bande 3,3-4,2 GHz reste le principal point d’appui des lancements 5G. Plus de 90 pays disposent déjà d’un réseau 5G actif dans cette plage, selon le document. Des canaux contigus d’environ 100 MHz par opérateur sont nécessaires pour exploiter pleinement les performances de la bande, tout en limitant la pression sur les coûts d’équipement et de déploiement.

Pour les marchés d’Afrique du Nord, le calendrier de mise à disposition compte autant que la quantité de fréquences. La GSMA recommande des licences prévisibles, technologiquement neutres et suffisamment longues pour permettre aux opérateurs d’amortir leurs investissements. Elle met aussi en garde contre des prix de réserve élevés qui détourneraient des ressources de l’extension des réseaux.

Le 6 GHz se rapproche des feuilles de route

La bande supérieure des 6 GHz, de 6,425 à 7,125 GHz, constitue le prochain réservoir de capacité étudié par l’industrie mobile. Le rapport indique qu’elle est harmonisée pour l’usage mobile dans la région EMEA à la suite de la Conférence mondiale des radiocommunications de 2023. Aucun réseau commercial n’y était encore déployé au moment de la publication du rapport, mais plusieurs pays du Golfe l’ont déjà intégrée à leurs politiques de spectre et des premières connexions sont attendues en 2026.

La GSMA estime que cette bande pourra accueillir des canaux de 200 à 400 MHz associés à l’évolution vers la 6G. Pour le Maroc et ses voisins, l’enjeu immédiat reste toutefois la capacité 5G : la réutilisation des sites et des équipements existants ne supprimera ni les besoins de coordination avec les autres services ni les arbitrages entre couverture, capacité et coût.

Ce que cela change pour les opérateurs de la région

Une feuille de route ne garantit pas à elle seule un déploiement rapide. Elle réduit néanmoins l’incertitude sur les investissements, facilite la planification des terminaux compatibles et permet aux opérateurs de préparer le refarming de bandes utilisées par les générations précédentes. Pour les régulateurs, le choix des obligations de couverture et du niveau de redevance déterminera la part des ressources qui pourra effectivement être consacrée au réseau.

Sources

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Auteur
Telecoms.ma

Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.

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