La deuxième édition de MWC Doha s’est ouverte ce dimanche au Qatar avec un appel à mieux coordonner les standards télécoms et à réduire le déficit de connectivité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’événement est organisé par la GSMA, l’association mondiale de l’écosystème mobile, en partenariat avec le ministère qatari des Communications et des Technologies de l’information.
À retenir
- Le rendez-vous se tient du 8 au 10 novembre à Doha, en parallèle de la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (UIT).
- La GSMA estime que l’économie mobile de la région pourrait ajouter 470 milliards de dollars d’ici 2030.
- Les échanges portent sur l’interopérabilité des réseaux, l’intelligence artificielle, la capacité de calcul et la continuité des infrastructures.
Standards et continuité des réseaux
Lors de l’ouverture, le ministre qatari Mohammed bin Ali Al Mannai a mis en avant l’évolution des besoins en infrastructures à mesure que l’intelligence artificielle et les agents logiciels prennent en charge davantage de tâches. Il a également cité la diversification des routes de connectivité et la continuité de service parmi les enjeux régionaux.
Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA, a de son côté lié la progression de la connectivité à deux conditions : des standards mondiaux permettant aux réseaux, services et terminaux de fonctionner entre marchés, et un effort accru pour connecter les populations encore privées d’accès.
Un rendez-vous à portée régionale
La coïncidence entre MWC Doha et la conférence de l’UIT donne au rendez-vous une dimension réglementaire particulière. Les discussions réunissent opérateurs, équipementiers, pouvoirs publics et institutions internationales autour de sujets qui touchent directement les investissements dans les réseaux, les infrastructures de calcul et la résilience des liaisons.
Pour les opérateurs et les régulateurs d’Afrique du Nord, l’intérêt du rendez-vous tient moins aux annonces commerciales qu’aux orientations susceptibles d’influencer les standards, les modèles de partage d’infrastructures et les politiques de couverture dans les prochaines années.
Sources
Journaliste spécialisé en télécommunications et technologies numériques couvrant le Maroc et la région MENA.